L’ Organisation des États de la Caraïbe Orientale (OECO) , ou OECS , est un modèle unique d’intégration pour les petits États insulaires en développement (PEID) . Non pas africaine, mais caribéenne, cette organisation a été créée le 18 juin 1981 par le Traité de Basseterre à Saint-Christophe-et-Niévès. Son siège est à Castries, Sainte-Lucie .
Face à une vulnérabilité économique et environnementale partagée, l’OECO a évolué d’une simple coordination vers une Union Économique plus profonde, formalisée par la révision du Traité en 2010. Elle regroupe onze membres (souverains et territoires associés) dans le but d’amplifier leur voix et leur résilience.


🗺️ Mandat et Succès d’Intégration
Les objectifs de l’OECO visent à transcender la petite taille de ses membres par une intégration sans précédent :
• Union Économique : Créer un marché unique permettant la libre circulation des biens, services, capitaux et personnes .
• Harmonisation des Politiques : Présenter un front diplomatique uni sur la scène internationale, notamment pour la gestion de l’environnement et la lutte contre le changement climatique.
• Développement Socio-économique :Mettre en place des programmes conjoints pour les économies d’échelle (ex :achats groupés de médicaments).
Réussites Notables :
• Union Économique (2010) :Harmonisation significative des lois (droit des sociétés, propriété intellectuelle) et des politiques économiques.
• Diplomatie Commune :L’OECO gère des missions diplomatiques conjointes, Notamment les coûts et amplifiant l’influence des PEID.
• Gestion des Catastrophes :Mécanismes de coordination solides pour la réponse aux ouragans et à l’alerte précoce.


📉 Défis Structurels : La Triple Menace
Le rôle de l’OECO est de mutualiser la résilience, mais l’organisation est impliquéement limitée par les vulnérabilités structurelles de ses membres insulaires :

  1. Vulnérabilité aux Chocs Externes :Les économies sont extrêmement dépendantes du tourisme et des envois de fonds, les restitutions fragiles face aux crises mondiales (pandémies, récessions).
  2. Climat et Surendettement :La région est l’une des plus exposées aux effets dévastateurs du changement climatique. La reconstruction du chiffre après chaque catastrophe accentue un endettement public déjà élevé, limitant l’investissement.
  3. Mise en Œuvre Inégale :La concrétisation des décisions est entravée par des contraintes de capacité institutionnelle limitées dans les petits États.
  4. Sécurité :La région est un couloir de trafic de drogue et d’armes, posant un défi majeur à la sécurité collective et à la gouvernance.

💡 Pistes de Solution : Le Djimbilisme pour une Résilience Financière et Climatique
Le Djimbilisme proposer de renforcer l’intégration de l’OECO en abordant de front la dépendance économique et vulnérabilité climatique par des mécanismes endogènes de financement et de construction de résilience.
Propositions Techniques et Stratégies (Approche Djimbiliste) :
Domaine Stratégique Proposition Technique/Feuille de Route
Financement climatique « Fonds OECO pour l’Adaptation aux Catastrophes (FOAC) » : Financement d’un fonds de résilience par une taxe régionale harmonisée sur les services de croisière et les transactions immobilières non résidentes . Ce fonds permet de financer directement les infrastructures côtières résilientes et de réduire le recours à l’endettement post-catastrophe.
Diversification économique « Pôle Maritime et Technologique OECO (PMTO) » : Coopération inter-îles pour créer des zones économiques spéciales (ZES) dédiées au traitement de données (centres de données climatisés) et à la « Blue Economy » (aquaculture durable, réparation navale verte). Cela diversifie la base d’exportation au-delà du tourisme.
Infrastructure d’Unité « Réseau de Ferry Rapide OECO (RFRO) » : Investissement dans un réseau de transport maritime rapide et inter-îles subventionné. Cela réduit les coûts de fret et le temps de voyage, rendant la libre circulation de la main-d’œuvre et des services une réalité économique et non plus seulement un protocole.
Sécurité alimentaire « Programme d’Autosuffisance Alimentaire Insulaire (PAFAI) » : Mise en commun des meilleures pratiques agricoles (hydroponie, agriculture verticale) et des terres disponibles pour la production de denrées essentielles afin de réduire l’énorme facture d’importation alimentaire de la région.
Plan de Financement et Projections d’Investissement :

  1. Capitalisation FOAC : Une taxe régionale de 5% sur les services de croisière et les transactions foncières pourrait générer environ 50 à 80 millions de dollars par an . Ce capital est affecté à la construction d’infrastructures résilientes (barrières coralliennes artificielles, renforcement des ports).
  2. Financement RFRO (Exemple) :
    o Coût Estimé : $500 millions à $1 milliard pour la flotte et les terminaux.
    o Méthodologie de Construction : Le FOAC fournit une garantie de risque. Le reste est levé par un partenariat public-privé (PPP) régional. Le gouvernement garantit le flux de passagers et le financement est remboursé par les revenus du fret et des billets.
    o Méthode Djimbiliste : Prioriser les contrats avec des entreprises régionales pour la construction et la maintenance, garantissant que les capitaux investis circulent et renforcent les économies locales.
    Projections économiques :
    En mettant en œuvre cette approche, l’OECO pourrait réduire sa dépendance aux importations de 10% en dix ans et doubler le commerce intra-régional . La mutualisation de la résilience climatique réduirait l’impact du changement climatique sur le PIB d’au moins 2% par an, libérant des fonds pour le développement plutôt que pour la reconstruction.
    Le Djimbilisme offre à l’OECO une voie pour transformer sa vulnérabilité structurelle en force collective en créant des mécanismes de financement endogènes, ce qui est crucial pour maintenir sa souveraineté face aux pressions externes.

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