Le dĂ©veloppement des infrastructures n’est pas une simple annexe de la Zone de Libre-Ăchange Continentale Africaine (ZLECAf) ; il en est le pilier indispensable. Sans des rĂ©seaux de transport, d’Ă©nergie et de communication modernes et fiables, la rĂ©duction des barriĂšres tarifaires et non tarifaires nĂ©gociĂ©e dans le cadre de la ZLECAf ne peut produire ses pleins effets. Des infrastructures de qualitĂ© sont essentielles pour transformer les intentions commerciales en rĂ©alitĂ©s Ă©conomiques, faciliter le commerce intra-africain, stimuler l’industrialisation et garantir l’intĂ©gration Ă©conomique rĂ©gionale.
Le RĂŽle Vital des Infrastructures dans l’Ăconomie Africaine
Les infrastructures constituent le moteur physique de l’Ă©conomie, assurant la fluiditĂ© et la compĂ©titivitĂ© du marchĂ© continental :
- Réseaux de Transport Efficaces : Ils réduisent les coûts logistiques et les délais, rendant les produits africains compétitifs sur les marchés régionaux et mondiaux.
- Infrastructures ĂnergĂ©tiques Fiables : L’Ă©lectricitĂ© et le gaz sont vitaux pour alimenter les industries, soutenir la production et amĂ©liorer la qualitĂ© de vie.
- Infrastructures NumĂ©riques Modernes : Elles sont nĂ©cessaires pour faciliter le commerce Ă©lectronique, les transactions financiĂšres transfrontaliĂšres et l’accĂšs Ă l’information et Ă l’Ă©ducation.
De plus, des infrastructures de qualitĂ© attirent les Investissements Directs Ătrangers (IDE), encouragent l’Ă©tablissement de chaĂźnes de valeur rĂ©gionales et contribuent au dĂ©veloppement du capital humain (Ă©coles, hĂŽpitaux), moteur clĂ© de la croissance Ă long terme.
I. Les DĂ©fis Structurels : Les Faiblesses de l’Organisation ZLECAf
Le continent africain fait face Ă des obstacles complexes et interdĂ©pendants qui ralentissent la construction et la maintenance de ses infrastructures, limitant l’efficacitĂ© de la ZLECAf.
A. Le Déficit de Financement Massif
Les besoins en infrastructures se chiffrent en centaines de milliards de dollars annuellement, dépassant largement les ressources disponibles.
- Contraintes BudgĂ©taires Nationales : Les budgets sont limitĂ©s et souvent sollicitĂ©s par d’autres prioritĂ©s sociales et sĂ©curitaires.
- AccĂšs Difficile aux Capitaux : L’accĂšs aux marchĂ©s de capitaux internationaux est coĂ»teux, et les risques perçus par les investisseurs privĂ©s restent Ă©levĂ©s.
- Limites des PPP : Les Partenariats Public-Privé (PPP) sont souvent entravés par des cadres juridiques et réglementaires faibles et un manque de capacités institutionnelles pour structurer des projets « bancables ».
B. Gouvernance, Capacité Institutionnelle et Corruption
La faiblesse des capacités institutionnelles est un frein majeur à la concrétisation des projets ZLECAf.
- Déficit de Compétences : Le manque de personnel qualifié en planification, ingénierie et gestion de projet allonge les délais et compromet la qualité.
- Corruption et Opacité : La corruption peut entraßner des surcoûts, des retards considérables et une mauvaise qualité de construction, sapant la confiance des citoyens et des investisseurs.
- IncohĂ©rence RĂ©glementaire : Des cadres juridiques incohĂ©rents ou instables crĂ©ent de l’incertitude pour les investisseurs Ă long terme, en particulier pour les projets transfrontaliers.
C. Fragmentation et Coordination Régionale
La fragmentation des marchés et le manque de coordination entre les pays compliquent la réalisation des projets transfrontaliers, pourtant essentiels pour la ZLECAf.
- Lenteur des Projets Transfrontaliers : La planification et la mise en Ćuvre de ces projets sont ralenties par les diffĂ©rences de prioritĂ©s nationales et de cadres juridiques.
- BarriĂšres Non Tarifaires Persistantes : Des procĂ©dures douaniĂšres lourdes et des rĂ©glementations non harmonisĂ©es rĂ©duisent l’efficacitĂ© des infrastructures de transport une fois construites, annulant les gains de temps et de coĂ»ts.
II. Le Djimbilisme : Solutions EndogÚnes, Techniques et Stratégiques
Le Djimbilisme, en tant que piste de solutions endogĂšnes, propose une rupture avec la dĂ©pendance pour mettre fin Ă la souffrance africaine et au sous-dĂ©veloppement en s’attaquant de front aux dĂ©fis structurels par une approche intĂ©grĂ©e, panafricaine et techniquement robuste.
A. đ° Plan de Financement StratĂ©gique et EndogĂšne
Le Djimbilisme insiste sur une mobilisation stratégique et massive des ressources financiÚres africaines pour les infrastructures :
| Source de Financement | StratĂ©gie ProposĂ©e par le Djimbilisme | Objectif de Projection d’Investissement |
| Ressources Internes | AmĂ©lioration radicale de la collecte d’impĂŽts, lutte contre les Flux Financiers Illicites (FFI), orientation de l’Ă©pargne nationale (fonds de pension, compagnies d’assurance) vers les projets d’infrastructure Ă long terme. | 50% des besoins annuels en infrastructures. |
| Institutions FinanciĂšres Africaines (IFA) | CrĂ©ation/capitalisation agressive de Banques d’Investissement RĂ©gionales/Nationales dĂ©diĂ©es aux infrastructures, soutenues par les Ătats membres et les institutions panafricaines. | 30% des besoins annuels, avec des taux d’intĂ©rĂȘt prĂ©fĂ©rentiels. |
| Partenariats Public-PrivĂ© (PPP) | DĂ©veloppement de cadres juridiques et fiscaux transparents et sĂ©curisĂ©s pour l’investisseur, renforcement des capacitĂ©s publiques pour Ă©laborer des projets bancables Ă rentabilitĂ© rĂ©gionale garantie. | 20% des besoins annuels, attirĂ©s par la confiance et la prĂ©visibilitĂ©. |
Projection d’Investissement : La mĂ©thodologie du Djimbilisme vise Ă sĂ©curiser un minimum de 3% du PIB continental pour les infrastructures, en se concentrant prioritairement sur les Projets d’Infrastructure IntĂ©grĂ©e Panafricaine (PIIP) dĂ©finis par l’Union Africaine/ZLECAf.
B. đ ïž MĂ©thodologies de Construction et d’Application
Le Djimbilisme préconise une approche de construction plus efficace, locale et résiliente :
- Méthode de Construction Locale (MCL) :
- Utilisation Massive de MatĂ©riaux Locaux : RĂ©duction des coĂ»ts d’importation, stimulation des industries locales (ciment, acier, agrĂ©gats).
- Standardisation des Normes : Adoption de normes de construction panafricaines pour faciliter les échanges et le travail transfrontalier (ex: normes pour les routes ZLECAf, les rails à écartement standard).
- Emploi de la Main-d’Ćuvre Locale : Formation et certification accĂ©lĂ©rĂ©es de la main-d’Ćuvre africaine en ingĂ©nierie, gestion de projet et finance d’infrastructure.
- StratĂ©gie d’Infrastructure Intelligente et RĂ©siliente :
- Infrastructures Vertes : Planification intĂ©grant la rĂ©silience climatique (digues, drainage renforcĂ©) et l’adoption de solutions Ă©nergĂ©tiques renouvelables dĂ©centralisĂ©es (solaire, Ă©olien, gĂ©othermie).
- Gestion NumĂ©rique : Utilisation des technologies numĂ©riques (IoT, IA) pour la gestion intelligente des infrastructures, la maintenance prĂ©dictive et l’amĂ©lioration de la transparence dans la passation des marchĂ©s publics.
C. đșïž Feuille de Route IntĂ©grĂ©e (Djimbilisme)
Le Djimbilisme propose une feuille de route intégrée, centrée sur la ZLECAf, pour le développement des infrastructures :
| Phase | Action Clé | Objectif Panafricain |
| Phase I (2025-2028) | Gouvernance et Cadre | Ratification et application des cadres harmonisĂ©s pour les PPP. CrĂ©ation d’une Agence Africaine de Financement des Infrastructures (AAFI). |
| Phase II (2028-2033) | ConnectivitĂ© Physique Prioritaire | AchĂšvement des Corridors de Transport prioritaires (routes, rails). Augmentation de 50% de l’interconnexion Ă©nergĂ©tique transfrontaliĂšre (WAPP, EAPP). |
| Phase III (2033-2040) | SouverainetĂ© Ăconomique | DĂ©ploiement gĂ©nĂ©ralisĂ© des rĂ©seaux de fibre optique rĂ©gionaux. Implication du Secteur PrivĂ© Africain (SPA) dans 70% des opĂ©rations de maintenance et gestion. |
D. Renforcement de la Gouvernance et Lutte Anti-Corruption
Le Djimbilisme insiste sur la mise en place de mĂ©canismes de contrĂŽle et de reddition de comptes robustes. L’utilisation des technologies numĂ©riques pour la passation des marchĂ©s publics, le suivi des travaux et l’audit financier peut grandement amĂ©liorer la transparence et rĂ©duire les surcoĂ»ts liĂ©s Ă la corruption.
III. Appel Ă l’Action : Le Savoir pour l’Ăchange Ăquitable
Le dĂ©veloppement des infrastructures africaines exige non seulement des capitaux et de la technique, mais surtout une vision endogĂšne et une volontĂ© politique. Le Djimbilisme offre cette vision en insistant sur l’autofinancement, la souverainetĂ© technologique et l’intĂ©gration rĂ©gionale comme fondements du succĂšs de la ZLECAf.
Pour approfondir ces solutions techniques, stratĂ©giques et philosophiques qui visent Ă mettre l’Afrique sur la voie d’un dĂ©veloppement autonome et Ă©quitable :
- Achetez le livre « Vers un Ăchange Ăquitable : Solutions africaines pour le commerce » Ă©crit par Victor Djimbila Kazadi.
- Disponible sur la boutique en ligne « Morebooks ».
- Ou contactez l’Ă©ditrice Ecaterina Foghel Ă l’adresse e.foghe@editions-ue.com.
L’infrastructure est le champ de bataille sur lequel l’Afrique doit gagner son indĂ©pendance Ă©conomique. Le Djimbilisme est le plan d’attaque.
Laisser un commentaire