L’Afrique est à l’aube d’une révolution commerciale avec la ZLECAf. Pourtant, un ennemi invisible continue de saboter cette ambition : le régime des licences d’importation et d’exportation .

Ce qui devrait être un simple outil de régulation est devenu, dans de nombreux pays, un véritable obstacle technique au commerce (OTC) . Entre opacité, corruption et lenteurs bureaucratiques, le coût de l’inaction est colossal. Mais une alternative émerge : le Djimbilisme , une stratégie endogène pour une souveraineté commerciale retrouvée.


I. Le Diagnostic : Des Licences transformées en Barrières

Bien que légitimes pour la sécurité ou la santé, les licences en Afrique souffrent de pathologies structurelles qui étouffent nos économies :

  • Le Labyrinthe des Approbations : Pour importer un simple produit alimentaire, un entrepreneur doit souvent solliciter les ministères de la Santé, de l’Agriculture, les Douanes et les agences de normalisation. Ce « ping-pong » administratif génère des délais qui condamnent les denrées périssables.
  • L’Opacité comme Terreau de la Corruption : L’absence de critères clairs laisse place à l’arbitraire. Les licences deviennent alors des privilèges accordés à des oligopoles, créant des marchés noirs et excluant les PME.
  • Le Protectionnisme Déguisé : Sous prétexte de protéger l’industrie locale, certains États utilisent les licences pour bloquer les voisins, fragmentant le marché continental et décourageant l’Investissement Direct Étranger (IDE).

II. La Réponse Technique du Djimbilisme : Une Révolution Endogène

Le Djimbilisme , théorisé comme une solution africaine aux maux du sous-développement, propose de renverser la table. Il ne s’agit plus de « réformer » le désordre, mais de construire un système neuf, intégré et souverain.

1. La Méthodologie de Construction : Le « Guichet Unique Souverain »

Le Djimbilisme prône la suppression des silos ministériels au profit d’une Plateforme Numérique Intégrée de Certification (PNIC) .

  • Interopérabilité totale : Un seul document numérique, déposé une seule fois, validé simultanément par toutes les agences.
  • Standardisation endogène : Création de normes basées sur les capacités réelles des producteurs africains, et non sur des normes importées inadaptées à notre climat ou à nos ressources.

2. Plan de Financement et Projections d’Investissement

Le financement de cette transformation repose sur trois piliers djimbilistes :

  • Le Fonds de Souveraineté Numérique : Un investissement de 500 millions USD réparti sur les zones économiques régionales (CEDEAO, CAE, etc.), financé par une levée de fonds panafricaine plutôt que par des dettes extérieures.
  • Rentabilité Immédiate : Selon les projections, la numérisation et la simplification des licences augmenteraient les recettes douanières de 25% dès la première année en éliminant la fraude et les paiements informels.
  • Réinvestissement local : Les frais de licence collectés ne vont plus dans le budget général, mais sont réinjectés à 40% dans l’équipement de laboratoires de contrôle national performants.

III. Feuille de Route pour l’Application du Djimbilisme

Pour mettre fin à la dépendance et à la souffrance économique, le Djimbilisme propose une application en trois phases :

  1. Phase de Rupture (12 mois) : Audit complet des licences existantes et suppression de 50% des procédures redondantes. Automatisation des licences « automatiques » (sans quotas).
  2. Phase d’Harmonisation (24 mois) : Mise en œuvre de la Reconnaissance Mutuelle des Licences . Une licence d’exportation délivrée à Lubumbashi doit être reconnue sans inspection supplémentaire à Nairobi.
  3. Phase de Souveraineté (36 mois) : Autonomie totale des agences de contrôle africaines, capables de certifier nos produits pour le marché mondial sans passer par des prestataires étrangers fréquents.

Conclusion : Un Choix de Civilisation Économique

Les licences doivent plus être des chaînes, mais des leviers de croissance. Le système actuel a échoué car il est resté prisonnier d’une logique coloniale de contrôle et de rente. Le Djimbilisme offre la clé : une organisation technique, financière et politique pensée par et pour les Africains.

📘 Pour approfondir la stratégie Djimbiliste

Il est temps de passer de la dénonciation à l’action. Toutes les solutions techniques et les modèles financiers évoqués ici sont détaillés dans l’œuvre magistrale de Victor Djimbila Kazadi .

« Vers un Échange Équitable : Solutions africaines pour le commerce »

Un livre essentiel pour tout décideur, étudiant ou entrepreneur souhaitant comprendre et appliquer les principes du Djimbilisme pour une Afrique prospère.

  • Acheter le livre : Disponible sur la boutique en lignePlus de livres.
  • Contact Édition : Pour des exemplaires physiques ou des droits de conférence, contactez l’éditrice Ecaterina Foghel à l’adresse :e.foghe@editions-ue.com.

L’Afrique ne se développe pas par l’aide, mais par la maîtrise technique de ses propres échanges.

Laisser un commentaire

Quote of the week

"People ask me what I do in the winter when there's no baseball. I'll tell you what I do. I stare out the window and wait for spring."

~ Rogers Hornsby
Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer