L’Afrique est à un tournant. Face aux défis persistants du sous-développement et d’une dépendance structurelle souvent héritée, une nouvelle vision s’impose : celle d’une croissance autonome, propulsée par la solidarité et l’innovation endogène. Au cœur de cette transformation se trouve le transfert de technologie et d’expertise dans le cadre de la Coopération Sud-Sud (CSS). Loin des modèles traditionnels Nord-Sud, souvent marqués par des dynamiques de donateur-bénéficiaire, la CSS se fonde sur l’égalité souveraine, le bénéfice mutuel et le partage horizontal des savoirs. Il s’agit de catalyser un développement qui résonne avec les réalités africaines, en puisant dans les expériences et les réussites de nations du Sud qui ont elles-mêmes tracé leur chemin vers l’industrialisation et la prospérité.
Des puissances émergentes comme la Chine, l’Inde, le Brésil et la Turquie sont des partenaires stratégiques. Leurs parcours, jalonnés de défis similaires à ceux de l’Afrique et résolus par des approches innovantes et adaptables, offrent un gisement inestimable de connaissances scientifiques, de savoir-faire techniques et de compétences institutionnelles.
I. Exemples Concrets de Collaboration et de Transfert Sectoriel
La coopération Sud-Sud n’est pas une abstraction ; elle se matérialise par des transferts concrets qui touchent des secteurs vitaux pour la transformation économique et sociale de l’Afrique.
- Agriculture 🌾 : Nourrir l’Afrique Durablement
- Le Brésil, géant de l’agriculture tropicale, partage son expertise en techniques de culture sans labour, améliorant la productivité tout en préservant les sols.
- L’Inde contribue par le transfert de technologies de mécanisation adaptées, d’irrigation à faible coût et de gestion post-récolte, réduisant les pertes alimentaires.
- La Chine établit des centres de démonstration agricole, formant les agriculteurs locaux aux techniques modernes et introduisant de nouvelles variétés de cultures à haut rendement.
- Énergies Renouvelables 💡 : Illumination d’un Continent
- Crucial pour le développement durable, ce secteur bénéficie des investissements massifs et du transfert de compétences en ingénierie et maintenance de la Chine pour les projets solaires, éoliens et hydroélectriques.
- L’Inde excelle dans les solutions solaires décentralisées et l’électrification rurale, offrant un accès direct à des sources d’énergie propres et réduisant la dépendance aux combustibles fossiles.
- Santé 🩺 : L’Accès aux Soins pour Tous
- L’Inde est un acteur majeur grâce à sa production de médicaments génériques abordables, rendant les traitements essentiels accessibles à des millions de personnes.
- Le Brésil partage son expérience en systèmes de santé publique robustes, en lutte contre les maladies infectieuses et en production de vaccins, renforçant les infrastructures sanitaires africaines.
- Numérique 📱 : Connecter l’Avenir de l’Afrique
- La Chine joue un rôle prépondérant dans la construction d’infrastructures de télécommunications (réseaux 4G/5G) et le transfert de technologies de paiement mobile et de commerce électronique, essentiels pour l’inclusion financière.
- L’Inde fournit son expertise en technologies de l’information, en services logiciels, et propose des programmes de formation pour le développement de solutions d’e-gouvernance et d’e-santé, favorisant la digitalisation des services publics.
II. Le Djimbilisme : Une Stratégie Endogène pour l’Application des Partenariats Sud-Sud
Malgré les promesses de la Coopération Sud-Sud, des faiblesses subsistent. La principale est le risque que ces partenariats, sans une vision africaine forte, ne reproduisent des schémas de dépendance. C’est ici qu’intervient le Djimbilisme.
Le Djimbilisme est bien plus qu’une simple terminologie ; il incarne une philosophie et une stratégie résolument africaines pour maximiser les bénéfices des Partenariats Sud-Sud (PSS) tout en garantissant une autonomie pleine et entière. Il se positionne comme un outil technique et une feuille de route intégrée et endogène, conçus pour briser les chaînes de la dépendance et forger une prospérité auto-suffisante.
A. Piliers du Djimbilisme
- Solutions Endogènes et Contextualisation :
- Le Djimbilisme insiste sur le fait que le transfert de technologie doit être un processus d’adaptation, d’innovation et de contextualisation, et non une simple importation passive.
- Il s’appuie sur les connaissances traditionnelles, les innovations locales et les capacités africaines existantes pour développer des solutions qui émergent des réalités et des besoins spécifiques du continent.
- Proposition technique : Création d’un cadre méthodologique « Adapter-Innover-Contextualiser » (AIC) qui guide chaque projet de transfert, exigeant une phase d’étude de faisabilité locale et d’intégration des savoirs ancestraux.
- Indépendance Vis-à-Vis des Aides Extérieures :
- Le pilier central est de réduire drastiquement la dépendance à l’Aide Publique au Développement (APD) traditionnelle, souvent conditionnée et non adaptée. L’objectif est de renforcer la capacité productive et innovante des économies africaines par elles-mêmes.
- Les partenariats Sud-Sud sont privilégiés car basés sur le commerce, l’investissement direct, le co-développement et la coopération mutuellement bénéfique, et non sur des relations donateur-bénéficiaire.
- Proposition technique : Établissement d’un « Indicateur de Taux d’Autonomie Financière des Projets (ITAFP) » pour chaque initiative, mesurant la part de financement endogène et la réduction de la dépendance à l’APD.
- Coopération Régionale : Le Cœur de l’Intégration
- Le Djimbilisme promeut activement la mutualisation des ressources, des marchés et des expertises au sein des blocs régionaux (CEDEAO, COMESA, SADC, CEEAC) pour atteindre une masse critique nécessaire à l’industrialisation et au développement technologique.
- Les projets d’infrastructure transfrontaliers et les chaînes de valeur régionales sont des leviers essentiels pour faciliter le transfert de technologie à grande échelle et créer des économies d’échelle.
- Proposition technique : Mise en place de « Corridors d’Innovation Régionaux (CIR) » dédiés à des secteurs clés (ex: agro-industriel, pharmaceutique), avec des pôles de compétences partagés et des régulations harmonisées pour faciliter les flux technologiques.
- Partenariats Stratégiques : Au-delà de la Transaction
- Ils impliquent des collaborations à long terme qui vont bien au-delà de la simple transaction commerciale, pour inclure la co-production, la recherche conjointe, et le développement de compétences.
- Ces partenariats sont basés sur une vision partagée de développement durable et une participation équitable aux bénéfices et à la propriété intellectuelle.
- Proposition technique : Création d’un « Label Djimbilisme de Partenariat Équitable » (LDPE) pour certifier les collaborations qui intègrent des clauses de transfert de propriété intellectuelle progressive vers les entités africaines, de formation obligatoire des équipes locales et de co-décision stratégique.
III. Stratégies de Mise en Œuvre et Projections du Djimbilisme
Pour ancrer le Djimbilisme dans la réalité et garantir son succès, une feuille de route intégrée et des mécanismes techniques doivent être déployés.
- Programmes d’Échange de Savoir-faire Intenses :
- Méthodologie : Établir des programmes d’échange structurés et intensifs (bourses d’études spécialisées, formations professionnelles techniques immersives, mentorat inversé entre experts du Sud et Africains, stages longue durée). Ces programmes visent à une immersion totale et un apprentissage pratique des compétences les plus pertinentes.
- Projections : Viser 5 000 experts africains formés et certifiés annuellement dans les 5 prochaines années, créant un vivier de compétences autonomes.
- Centres de Recherche et d’Innovation Conjoints (CRIC) :
- Méthodologie : Créer 10 à 15 pôles de recherche et d’innovation cofinancés et cogérés par des partenaires africains et du Sud, répartis stratégiquement sur le continent. Ces centres se concentreront sur l’adaptation technologique et la co-création de solutions répondant aux défis spécifiques de l’Afrique (adaptation climatique agricole, vaccins tropicaux, énergie à faible coût, infrastructures résilientes).
- Projections d’Investissement : Un investissement initial de 500 millions USD sur 3 ans, avec un cofinancement 60% Sud-Sud et 40% africain via les banques de développement régionales. Rendement attendu : 100 innovations brevetées et adaptées par an.
- Cadres Politiques et Institutionnels Renforcés :
- Méthodologie : Mettre en place des cadres robustes pour faciliter le transfert : simplification administrative, harmonisation des normes techniques, protection de la propriété intellectuelle partagée, et incitations fiscales et réglementaires pour les investissements Sud-Sud alignés sur les priorités africaines. Création d’une « Agence Panafricaine du Djimbilisme » pour coordonner et certifier les projets.
- Projections : Réduction des délais de mise en œuvre des projets de 30% et augmentation des investissements directs Sud-Sud de 20% en 5 ans.
- Mécanismes de Financement Innovants et Endogènes :
- Plan de Financement :
- Fonds de Coopération Sud-Sud Africain (FCS-A) : Création d’un fonds alimenté par une contribution obligatoire (ex: 0,5% du PIB) des États membres et par des mécanismes de « solidarité inversée » des partenaires du Sud ayant bénéficié de la coopération.
- Partenariats Public-Privé (PPP) : Incitations fortes pour les entreprises africaines et du Sud à co-investir dans des projets stratégiques.
- Lignes de Crédit des Banques de Développement du Sud : Négociation de conditions de prêt préférentielles axées sur le renforcement de l’autonomie et la capacité d’absorption technologique.
- Crowdfunding Panafricain et Diaspora : Mise en place de plateformes pour mobiliser des fonds de la diaspora et des citoyens africains pour des projets labellisés Djimbilisme.
- Projections d’Investissement : Mobilisation de 10 milliards USD sur 10 ans via ces mécanismes, avec un effet de levier sur l’investissement privé estimé à 3 fois ce montant.
- Plan de Financement :
- Leadership et Propriété Africaine Inaliénables :
- Méthodologie : La stratégie cardinale est de s’assurer que l’Afrique reste le moteur et le propriétaire de son propre agenda de développement. Cela implique que les termes et les objectifs des collaborations sont définis par les instances africaines, avec une participation majoritaire dans la gouvernance et les bénéfices.
- Projections : Atteindre 80% des projets labellisés Djimbilisme ayant une gouvernance et une propriété majoritairement africaines d’ici 7 ans.
Le Djimbilisme, en tant que mise en application concrète, intégrée et endogène des principes de la Coopération Sud-Sud, offre à l’Afrique une voie crédible et puissante pour transformer son économie. Par l’innovation, l’investissement et le savoir-faire partagé du Sud, l’Afrique peut accélérer sa quête d’une prospérité auto-suffisante, durable et véritablement africaine.
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