Préambule
Nous, peuples africains conscients,
héritiers de civilisations anciennes,
victimes de systèmes imposés et de gouvernances déshumanisées,
refusons désormais de penser avec l’esprit des autres
et de bâtir avec des modèles qui nous détruisent.
Face à l’échec des idéologies importées,
face à la pauvreté au cœur de l’abondance,
face à l’humiliation historique et à la confiscation du pouvoir par des minorités,
nous proclamons le Djimbilisme
comme système idéologique africain de renaissance globale.
Article 1 : De la raison d’être du Djimbilisme
Le Djimbilisme naît de la nécessité vitale de :
- restaurer la dignité africaine,
- réconcilier l’État avec le peuple,
- replacer l’humain au centre du pouvoir,
- transformer la richesse naturelle en bien-être collectif.
Il est une idéologie de reconstruction, non de vengeance.
Article 2 : De la souveraineté mentale
Aucune libération politique n’est possible sans libération mentale.
Le Djimbilisme affirme que :
- la dépendance intellectuelle est la première forme de domination ;
- l’éducation doit former des esprits créateurs, non des imitateurs ;
- penser africain n’est pas se fermer au monde, mais dialoguer à égalité.
Article 3 : De l’économie djimbiliste
L’économie djimbiliste repose sur :
- la maîtrise nationale et locale des ressources naturelles ;
- la transformation locale des richesses ;
- la redistribution équitable fondée sur le travail et la responsabilité ;
- la lutte contre l’accaparement et la prédation.
La richesse n’est pas une fin, mais un outil de justice sociale.
Article 4 : Du pouvoir politique
Le pouvoir, selon le Djimbilisme :
- est un service, non un privilège ;
- est soumis à la morale, à la redevabilité et au contrôle populaire ;
- doit être décentralisé et proche des communautés ;
- appartient au peuple et retourne au peuple.
Tout pouvoir qui trahit le peuple perd sa légitimité.
Article 5 : De la spiritualité libératrice
Le Djimbilisme reconnaît la spiritualité comme :
- source d’équilibre individuel et collectif,
- lien direct entre l’être humain et le Créateur,
- espace de sens, non d’asservissement.
Il rejette toute instrumentalisation religieuse à des fins de domination politique, économique ou psychologique.
Article 6 : De la jeunesse
La jeunesse est :
- le moteur du changement,
- la gardienne de l’avenir,
- la force de transformation radicale.
Le Djimbilisme lui confie la mission historique de :
penser, créer, agir et gouverner autrement.
Article 7 : De la culture et de l’identité
La culture est une force stratégique.
Le Djimbilisme promeut :
- la valorisation des langues africaines,
- la mémoire historique,
- la créativité artistique et intellectuelle,
- l’unité dans la diversité.
Un peuple sans culture souveraine est un peuple vulnérable.
Article 8 : De la paix et de la justice
La paix durable ne naît ni de la force ni de la peur,
mais de la justice, de l’équité et de la reconnaissance mutuelle.
Le Djimbilisme œuvre pour :
- la résolution endogène des conflits,
- la réconciliation des peuples,
- une justice restauratrice et humaine.
Article 9 : De l’engagement djimbiliste
Être djimbiliste, c’est :
- refuser la fatalité,
- servir avant de diriger,
- produire avant de consommer,
- unir avant de diviser.
Le Djimbilisme est une discipline morale avant d’être une idéologie politique.
Conclusion – Appel historique
Peuples d’Afrique,
la renaissance ne viendra ni de l’extérieur ni du hasard.
Elle naîtra de notre conscience, de notre courage et de notre organisation.
👉 Le Djimbilisme n’est pas une option.
Il est une nécessité historique.
Levons-nous. Pensons. Bâtissons. Gouvernons.
Par nous-mêmes. Pour nous-mêmes.

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