L’Afrique, continent d’une richesse culturelle et naturelle inouïe, est malheureusement trop souvent perçue à travers le prisme de ses conflits et de sa dépendance. Mais si l’on creuse la surface, on découvre que les racines de cette instabilité plongent profondément dans un passé encore très présent : l’héritage colonial. Cet héritage n’est pas une simple relique historique ; c’est une matrice complexe de facteurs interdépendants qui continuent de structurer les dynamiques de conflit et d’entraver le développement pacifique du continent.
Les puissances coloniales ont laissé derrière elles des cicatrices profondes sous forme de structures politiques, économiques et sociales. Même après les indépendances, ces structures résonnent, exacerbent les tensions et freinent l’émergence d’une Afrique souveraine et prospère. Comprendre cet héritage est le premier pas vers sa déconstruction.
1. Les Frontières Arbitraires : Fragmentation et Irrédentisme
L’une des manifestations les plus tangibles et persistantes de l’héritage colonial est la délimitation artificielle des frontières nationales. Tracées par les puissances européennes, notamment lors de la fameuse Conférence de Berlin (1884-1885), ces lignes ignoraient superbement les réalités ethniques, culturelles et linguistiques préexistantes.
Division de Communautés Homogènes : Ces frontières ont souvent divisé des groupes ethniques et linguistiques partageant une même histoire ou culture, alimentant des velléités d’irrédentisme et des conflits transfrontaliers. L’exemple de la Somalie est éloquent : le peuple somali a été réparti entre plusieurs États (Somalie, Éthiopie, Kenya, Djibouti). Ces tracés ont engendré des guerres, comme celle de l’Ogaden dans les années 1970, dans une tentative de rassembler le peuple sous une seule bannière nationale.
Regroupement de Groupes Antagonistes : Inversement, ces frontières ont regroupé des populations sans affinités historiques ou culturelles, créant des tensions structurelles au sein des États. La région des Grands Lacs, notamment le Rwanda et le Burundi, en est un cas tragique : les frontières coloniales ont englobé les Hutus et les Tutsis, dont les différences ont ensuite été exacerbées et politisées par les colonisateurs (les Belges favorisant les Tutsis), culminant dans le génocide rwandais de 1994.
Conflits Fonciers et pour les Ressources : Les frontières ont également coupé des communautés pastorales de leurs pâturages traditionnels ou des groupes agricoles de leurs terres fertiles. Cette perturbation des écosystèmes socio-économiques traditionnels est une cause fréquente de conflits pour l’accès aux ressources qui perdurent aujourd’hui.
2. La Politique du « Diviser pour Régner » : Institutionnalisation des Tensions Ethniques
La stratégie coloniale du « diviser pour régner » (ou Divide and Rule) a été une tactique délibérée pour maintenir le contrôle sur les populations. Les puissances coloniales ont identifié, voire créé, des distinctions entre les groupes ethniques ou religieux, favorisant certaines élites au détriment d’autres.
Différences Politico-Administratives : Au Nigeria, les Britanniques ont administré le pays en distinguant le Nord majoritairement musulman et Haoussa-Foulani du Sud majoritairement chrétien et Yoruba-Igbo. Ces divisions, institutionnalisées par des systèmes administratifs et des politiques distinctes, ont engendré des disparités régionales et des ressentiments profonds qui ont mené à la guerre du Biafra dans les années 1960. Les tensions issues de cette dichotomie continuent de façonner la politique contemporaine.
Instrumentalisation des Identités : Au Soudan, les Britanniques ont favorisé le Nord arabisé et musulman au détriment du Sud africain et animiste/chrétien. Cette politique d’exclusion et de marginalisation a été le ferment de décennies de guerre civile, qui a abouti à la sécession du Soudan du Sud en 2011. L’exploitation des différences religieuses et ethniques a rendu extrêmement difficile l’édification d’une identité nationale unifiée et inclusive.
3. L’Exploitation Économique et la « Malédiction des Ressources »
L’objectif fondamental de la colonisation était l’exploitation des ressources naturelles africaines au seul bénéfice des métropoles européennes. Cette restructuration forcée des économies a engendré une fragilité structurelle et une dépendance chronique.
Économies Mono-Extractives : Les pays africains ont été contraints à la spécialisation, se transformant en fournisseurs de matières premières (mono-culture ou mono-extraction) et en marchés pour les produits manufacturés européens. Cette dépendance rend les économies très vulnérables aux fluctuations des prix mondiaux.
Conflits pour le Contrôle des Richesses : La République Démocratique du Congo (RDC) est un exemple emblématique. Riche en minéraux stratégiques (cuivre, cobalt, coltan), le pays subit une exploitation brutale. L’absence de diversification et la dépendance aux exportations ont alimenté des conflits armés sans fin pour le contrôle des zones minières, impliquant milices, armées nationales et acteurs étrangers. Les revenus de ces ressources sont souvent détournés, alimentant la corruption et l’instabilité plutôt que le développement.
La Malédiction des Ressources : En Angola, les réserves de pétrole et de diamants ont été au cœur de la longue guerre civile post-indépendance. Les factions belligérantes se sont battues pour le contrôle de ces sources de financement pour leurs efforts de guerre, souvent avec le soutien de puissances extérieures. Cette dynamique, connue sous le nom de « malédiction des ressources », est une conséquence directe de la structure économique coloniale qui a privilégié l’extraction.
4. Les Systèmes Politiques Inadaptés et l’Ingérence Extérieure
Les systèmes de gouvernance imposés pendant la colonisation étaient souvent des modèles centralisés et bureaucratiques étrangers aux structures politiques africaines préexistantes, sapant les institutions locales de prise de décision et de résolution des conflits.
Structures Étatiques Faibles et Autoritarisme : Après l’indépendance, de nombreux États africains ont hérité de ces structures étatiques faibles, centralisées et souvent autoritaires. L’absence de mécanismes légitimes de participation politique et de partage du pouvoir a transformé l’État en un butin, la principale source de richesse et de pouvoir, conduisant à des luttes acharnées pour son contrôle.
Marginalisation et Insécurité : Au Mali, par exemple, le système hérité de la France a eu du mal à intégrer les réalités complexes des communautés du Nord (notamment les Touareg), qui possédaient des structures sociales distinctes. La centralisation excessive du pouvoir à la capitale (Bamako) et la marginalisation des régions périphériques ont contribué aux rébellions successives et à l’instabilité chronique dans le Sahel.
Néocolonialisme et Interventionnisme : Même après l’indépendance formelle, les anciennes puissances coloniales et d’autres acteurs internationaux continuent d’exercer une influence significative, souvent pour protéger des intérêts économiques et stratégiques.
- Implications Post-Coloniales : L’intervention de la France en Côte d’Ivoire lors de la crise post-électorale de 2010-2011 est un exemple de l’implication continue d’une ancienne puissance coloniale.
- Guerre Froide par Procuration : Historiquement, l’Afrique est devenue un théâtre d’affrontements durant la Guerre Froide, où les États-Unis et l’URSS soutenaient des régimes et des mouvements rebelles opposés (comme en Angola), prolongeant les guerres civiles.
- Nouvelles Formes d’Influence : Plus récemment, l’intérêt croissant de la Chine pour les ressources africaines, à travers des investissements massifs et des prêts, soulève de nouvelles questions sur la souveraineté économique et la stabilité, risquant de renforcer les régimes autoritaires et d’exacerber la corruption.
Les Faiblesses des Aides Extérieures et la Voie Endogène
Devant ce tableau complexe, les solutions traditionnelles, souvent axées sur l’aide extérieure, se sont avérées insuffisantes, voire contre-productives. L’aide peut créer une dépendance, biaiser les priorités nationales, et renforcer des structures corrompues. Elle ne s’attaque pas aux causes profondes structurelles héritées de la colonisation.
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Le Djimbilisme : Une Révolution Stratégique pour l’Afrique
Face à ces défis et à l’inefficacité des approches exogènes, une nouvelle piste de solution endogène émerge avec force : le Djimbilisme. Conçu par Victor Djimbila Kazadi, le Djimbilisme est une philosophie et un ensemble de stratégies concrètes visant à mettre fin à la souffrance africaine faite de sous-développement et de dépendance, en puisant dans les ressources et les génies propres au continent.
Le Djimbilisme propose une feuille de route intégrée et endogène pour sortir l’Afrique de l’ornière post-coloniale, en se basant sur une réappropriation de la souveraineté à tous les niveaux : politique, économique, culturel et social.
Propositions Techniques et Stratégies du Djimbilisme :
- Réforme des Frontières et des Administrations : Le Djimbilisme prône une approche concertée et panafricaine pour une gestion des frontières qui respecte les réalités ethno-linguistiques, sans pour autant remettre en cause l’intégrité des États. Il s’agit de favoriser la coopération transfrontalière et de mettre en place des administrations décentralisées qui reflètent mieux la diversité des populations, tout en consolidant l’unité nationale autour de valeurs communes africaines.
- Unité et Réconciliation Intra-Africaine : Face à la politique du « diviser pour régner », le Djimbilisme propose des mécanismes endogènes de réconciliation et de construction d’identités nationales inclusives. Cela passe par la valorisation des sagesses africaines en matière de résolution de conflits, le renforcement du dialogue intercommunautaire et l’éducation civique axée sur le respect mutuel et l’appartenance à une nation africaine unie.
- Diversification Économique et Valorisation des Richesses : Le cœur de la stratégie économique du Djimbilisme est la fin de la dépendance mono-extractive. Il s’agit de :
- Transformation Locale : Investir massivement dans la transformation des matières premières sur le continent, créant ainsi de la valeur ajoutée, des emplois et une véritable industrialisation africaine.
- Économie Verte et Bleue : Développer des filières économiques basées sur les immenses potentiels de l’Afrique en énergies renouvelables, agriculture durable, économie circulaire, et exploitation responsable des ressources maritimes.
- Circuits de Production et de Consommation Intérieurs : Favoriser les échanges intra-africains, renforcer les marchés régionaux et stimuler la consommation de produits « Made in Africa ».
- Gouvernance Inclusive et Souveraineté Politique : Le Djimbilisme insiste sur la nécessité de bâtir des systèmes de gouvernance qui soient réellement représentatifs des peuples africains. Cela implique :
- Renforcement des Institutions Démocratiques : Mettre en place des mécanismes de participation citoyenne robustes, une justice équitable et indépendante, et une lutte implacable contre la corruption.
- Décentralisation du Pouvoir : Accorder plus d’autonomie aux collectivités locales, en s’inspirant des modèles de gouvernance traditionnelle africaine qui ont fait leurs preuves.
- Affirmation sur la Scène Internationale : Développer une diplomatie africaine unifiée et forte, capable de défendre les intérêts du continent sans ingérence extérieure, en forgeant des partenariats équitables et non dominants.
Plan de Financement, Projections d’Investissement et Méthodologies de Construction (selon le Djimbilisme) :
Le Djimbilisme propose un modèle de financement audacieux et résolument africain, rompant avec la dépendance aux aides extérieures.
- Mobilisation des Ressources Internes :
- Fiscalité Juste et Efficace : Réformer les systèmes fiscaux pour les rendre plus équitables et transparents, lutter contre l’évasion fiscale des grandes entreprises (y compris celles étrangères) et maximiser les recettes publiques.
- Fonds Panafricains : Création de fonds souverains alimentés par les richesses du continent (minerais, pétrole, gaz, agriculture) gérés de manière transparente et investis stratégiquement dans le développement endogène.
- Diaspora Africaine : Mettre en place des mécanismes incitatifs et sécurisés pour capter l’épargne et les investissements de la diaspora, reconnaissant son rôle crucial comme acteur de développement.
- Projections d’Investissement : Le Djimbilisme envisage des investissements massifs et ciblés sur :
- Infrastructures Stratégiques : Réseaux de transport (ferroviaire, routier, maritime) intégrés à l’échelle continentale, infrastructures énergétiques (énergies renouvelables), numériques et industrielles.
- Capital Humain : Systèmes d’éducation et de santé de qualité, accessibles à tous, adaptés aux besoins locaux et axés sur l’innovation et l’entreprenariat.
- Recherche et Développement : Financement de la recherche scientifique et technologique africaine pour innover dans l’agriculture, l’industrie, la médecine, et s’adapter aux défis climatiques.
- Petites et Moyennes Entreprises (PME) : Soutien aux PME africaines, véritables moteurs de création d’emplois et d’innovation locale, par des facilités d’accès au crédit et des incubateurs.
- Méthodologies de Construction :
- Partenariats Public-Privé Africains : Privilégier les entreprises et les ingénieurs africains dans la réalisation des grands projets, renforçant ainsi les compétences locales et le tissu économique national.
- Technologies Adaptées : Utiliser des technologies appropriées, durables et souvent moins coûteuses, en favorisant les innovations « low-tech » et « made in Africa » là où elles sont plus pertinentes.
- Gestion Communautaire et Participative : Impliquer les communautés locales dans la planification et la mise en œuvre des projets de développement, garantissant ainsi leur pertinence et leur appropriation.
L’Afrique Réinventée : Votre Rôle est Crucial !
En conclusion, l’héritage colonial en Afrique a créé un terrain fertile pour les conflits et la dépendance. Les frontières arbitraires, les politiques de division, l’exploitation économique, les systèmes politiques inadaptés et l’ingérence extérieure sont autant de manifestations structurelles qui continuent de peser lourdement sur la paix, la sécurité et le développement du continent.
Cependant, il est temps de dépasser le constat pour embrasser l’action. Le Djimbilisme offre une voie lumineuse, un chemin autonome et puissant pour une Afrique enfin maîtresse de son destin. Pour comprendre en profondeur cette philosophie et découvrir la feuille de route détaillée pour la mise en œuvre de ces stratégies autonomes, il est essentiel de se plonger dans la source de cette pensée révolutionnaire.
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